Avis à la population !
08/2019
Bonjour à tous !
Le blog se voit contraint de prendre une pause, j'en suis la première navrée. J'en ai parlé à plusieurs reprises sur les réseaux mais jamais ici, alors voici : ma mère se battait contre un crabe depuis quelques années. Fin 2018 (l'arrêt total des publications), la maladie s'est développée un peu plus, et il y a cinq mois elle nous quittait brutalement. De fait, vous pouvez vous en douter, la motivation de lire et d'écrire (et un peu de tout, on va pas se mentir) manque terriblement. Ma priorité est pour le moment de prendre du temps pour aller mieux. Cependant l'envie de reprendre le blog pour publier des articles, que je sais déjà plus diversifiés, revient doucement. Sans doute parlerons-nous de sujets du quotidien, de voyages, de séries et cinéma plus souvent, de deuil… je ressens le besoin de changement. Je n'en sais encore trop rien, mais avec ces nouveautés, le blog fera évidemment peau neuve (sans rire, ce design me sort légèrement par les yeux). J'ai envie d'un joli blog avec des chroniques diverses et articles en tout genre.
Et qui sait, je changerai peut-être même complètement de blog !
Quoi qu'il en soit, je voulais simplement vous dire que je ne vous oublie pas (totalement) !
Margot

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Affichage des articles dont le libellé est Hugo New Romance. Afficher tous les articles
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mardi 30 octobre 2018

Adopted love, tome 1 - Gaïa Alexia

Couverture du livre : Adopted Love, Tome 1



 

Adopted love, tome 1
de Gaïa Alexia,

paru aux éditions Hugo Roman

dans leur collection New Romance Poche
le 12 octobre 2017
au prix de 7,60 €
Ma note livraddict: 16/20


QUATRIÈME DE COUVERTURE
Orphelin, Teagan erre depuis son plus jeune âge de foyers en familles d’accueil. 
Bad boy écorché par la vie, la justice le rattrape à l’aube de ses 18 ans. La sentence ? Un an de conditionnelle durant lequel il devra se tenir à carreau s’il ne veut pas finir en prison.
Il ne lui reste qu’une chance de se remettre dans le droit chemin et c’est dans une ultime famille d’accueil qu’elle va se jouer. Mais la rencontre avec Elena, la fille aînée de la famille risque de compliquer les choses.

MON AVIS
Ce titre ne m'a pas de suite attirée, mais lorsque je m'y suis intéressé, les nombreuses éloges que j'ai pu trouver m'ont vraiment tentée ! Et je ne peux pas dire que je regrette d'avoir donné sa chance à cette romance.
Adopted love à l'air d'être une énième romance sur un bad boy brisé, ballotté de foyers en familles d'accueils - dans un sens, elle l'est un peu, évidemment -, mais l'auteure nous offre une histoire très développée et profonde.

Teagan incarne l'image du bad boy par excellence: violent, colérique, renfermé comme une huitre, look atypique, et casier long comme le bras…
Après avoir encore été attrapé par la police pour vol et à l'aube de ses 18ans, il n'a d'autre choix que de passer un an dans une famille d'accueil pour échapper à la prison.
C'est alors qu'il rencontre Elena, aussi peu bavarde et aussi froide que lui. Deux tempérament de feu ensemble, ça ne fait pas bon ménage… Du moins au départ !

Teagan, malgré les apparences, est un gentil garçon et il facile de s'attacher à lui. Probablement aussi dû à son histoire, qui facilite la compréhension de son comportement si agressif. Tout s'explique petit à petit, et la vérité est encore plus horrible et émouvante qu'il n'y paraît. Il a beau jouer les durs, repousser tout le monde et ne rien laisser paraître, il est vulnérable et c'est ce qui le rend si attachant.

C'est la même chose du côté d'Elena. Parfois un vraie tête à claque, pourtant son histoire m'a profondément touchée, à tel point que je ne pouvais plus rien lui reprocher. Non pas que je la comprenais, mais je ne pouvais pas lui reprocher ses réactions face à l'atrocité qu'elle a vécue seule, cachée aux yeux de tous.
Ils font de leur mieux pour avancer, mais tourner la page sur son passé s'avère être bien difficile pour nos deux torturés.

Les personnages secondaires constituent un véritable point fort ! Autant le père d'Elena, avec qui Teagan va entretenir une relation difficile mais finalement assez fusionnelle, que Natalie, l'assistante sociale - et tellement plus encore - qui s'occupe de Teagan depuis toujours, et les autres membres de la famille. Je les ai vraiment adorés de par leur comportement, et la relation qu'ils entretiennent chacun avec Teag m'a beaucoup touchée.

La relation Teag/Elena est vraiment plaisante à suivre. Ils appartiennent à deux mondes bien différents, mais souffrent tous les deux (bien que pas de la même manière). La carapace qu'ils ont forgée pour se protéger va s'effriter en même temps que l'évolution de leur relation. Celle-ci restera explosive du début à la fin: provocations, accès de rage et non-dits rythment leur quotidien. L'attraction entre eux est immédiate, mais on découvre au fil des pages un amour qui se développe profondément. Ils vont s'apaiser l'un l'autre, se retenir et se faire du bien.

La plume est fluide (bien que je déplore certaines descriptions trop lourdes) et j'ai aussi beaucoup apprécié découvrir cette histoire du point de vue de Teagan, même si le langage se fait d'autant plus familier. Un point de vue masculin comme on en trouve peu, une bonne bouffée d'air frais. Petit point fort encore pour le savoir et les recherches vraisemblables de l'auteure sur tout ce qui est adoption et familles d'accueils de l'autre côté de l'océan.
Après cette fin horrible qui nous laisse sur un cliffhanger explosif, difficile de résister à l'envie de se ruer en librairie pour se jeter sur la suite. C'est d'ailleurs pourquoi je n'ai pas attendue et me suis immédiatement procuré le second tome !

Un premier tome agréable où l'on suit des personnages attachants et touchants. Une romance plaisante entre deux être meurtris, aux passés bien chargés, qui s'apaisent réciproquement. Une bonne surprise !

EXTRAITS
Je retrouve ma lionne qui me tend une chemise bleu clair.
- Pour aller avec tes yeux, me dit-elle.
J'en lâche un rire. Quelle connerie ! Elle se marre aussi.
- Blanc alors ? ajoute-t-elle.
Pour aller avec quoi ? Mes dents ?
***
Sa joue se pose sur mon torse, ma main finit dans ses cheveux que je caresse doucement. Peut-être que c'est juste ça être amoureux: n'être jamais sûr de rien, flipper pour un oui ou un non, essayer de lire dans des regards et avoir un besoin insatiable de l'autre. Je crois que n'ai pas le choix. Sans le vouloir, la lionne dicte sa loi: être sans elle, une torture, être avec elle, une torture aussi. Alors autant être avec elle, quitte à en chier.
***
Je me casse et laisse ma lionne en souffrance dans son antre. J'aimerai pouvoir lui parler plus, elle en ferait peut-être autant. Parce que plus je la vois, plus je me rends compte que de nous deux, celui qui parle le moins, c'est elle. Rien ne sort, jamais.
***
- Tu fais vraiment chier ! Tu lui écrivais sur un papier et on était tranquilles. Non, au lieu de ça, tu fais ton insolent de merde et tu provoques la prof la plus reloue de tout le lycée. Maintenant, on va passer nos soirées en retenue, bravo ! C'est du Teagan tout craché, ça. Monsieur le rebelle pas foutu de dire qu'il ne parle pas…
***
Avec elle, quand je pense tout contrôler, le lapin que je suis se retrouve toujours coincé entre les griffes du félin: je suis prêt à lui donner ce qu'elle demande et à prendre le peu qu'elle me donnera.

vendredi 14 juillet 2017

Never Never saison 1 - Colleen Hoover & Tarryn Fisher



Never Never saison 1
de Colleen Hoover & Tarryn Fisher,
traduit de l'anglais
par 
Pauline Vidal

et paru aux éditions Hugo Roman
dans leur collection New Romancele 3 novembre 2016au prix de 13,50 €
 Ma note livraddict: 10/20




QUATRIÈME DE COUVERTURE
Leur futur est dans la redécouverte de leurs souvenirs.
Depuis ce matin, Silas et Charlie ne savent plus qui ils sont ni quel est leur passé.
Pourtant, ils devraient avoir beaucoup de souvenirs communs.
Ils se connaissent depuis longtemps et ont toujours été ensemble.
Il leur faut maintenant reconstituer leur passé et se redécouvrir mutuellement.

Et surtout, ne plus jamais, jamais oublier.

 
MON AVIS
Contrairement à beaucoup, je vis un peu un relation amour/haine avec Colleen Hoover. Tandis que je n'avais vraiment pas aimé Hopeless (ne me tapez pas), j'avais adoré Confess, lu un peu plus tard - parce que ne voulais pas m'arrêter à une déception et voulais moi aussi faire partie de tous ceux qui sont en adoration devant les romans de CoHo. Ce dernier m'avait alors en quelque sorte réconcilié avec l'avis que tout le monde se faisait sur cette auteure : à savoir qu'elle pondait de belles et émouvantes histoires. J'étais donc contente d'avoir retenté l'expérience et ai acheté d'autres romans signés Colleen Hoover. Le premier à quitter ma PAL après ma très bonne lecture de Confess fut donc Never Never, lecture commune avec Ilona du blog Lectures étoilées.
Et à mon grand damn, ça ne l'a pas fait autant que je l'espérai... Alors certes, je n'ai pas été aussi déçue qu'avec Hopeless, mais c'est tout de même une lecture qui ne m'a convaincue plus que ça.
Contrairement à moi, Ilona a adoré, alors n'hésitez pas à aller voir son article, juste là !

On découvre deux personnages, Silas et Charlie, qui ont tout deux perdu la mémoire. Impossible de se souvenir qui ils sont, qui sont ceux qui les entourent, ce qu'ils aiment manger, des sentiments qui les lient, pourquoi il ne se souviennent de rien... Ils partent alors à la recherche de réponses aux trop nombreuses questions qu'ils se posent. Et ils n'auront qu'eux pour seule aide.
Déjà, le premier point noir, sinon le plus gros, arrive : je ne me suis pas attachée aux protagonistes. Alors oui, il faut bien dire qu'en à peine 200 pages, et même à quatre mains, les auteurs ne pouvaient pas faire des miracles, d'autant plus avec des personnages qui ne se connaissent pas eux-mêmes... Bon certes, j'étais avec eux et j'espérais vraiment qu'ils trouveraient les réponses à leurs questions (et aux miennes par extension). Mais hormis ça et le fait que je suis un peu tombée sous le charme de Silas et que j'ai aimé le mordant de notre chère Charlie, il ne s'est rien passé de plus entre eux et moi. Nada. Que tchi.
Toujours les concernant, j'ai été surprise de découvrir leur âge et ce qui va avec [Spoiler], qu'ils étaient au lycée et donc adolescents [Spoiler]. Je ne vous dirais rien à ce sujet, puisque si j'ai pu ne pas m'en douter, ça sera sûrement le cas de quelques autres lecteurs. Par contre, je ne saurai vous dire si c'est vraiment une mauvaise surprise (parce que oui, c'est plutôt vers ce côté qu'elle tend). J'avoue que j'aurai préféré les voir dans un autre contexte, mais finalement ça fonctionne bien.
 
Heureusement, le suspense était là pour m'empêcher de m'écrouler tête première sur le livre, ou bien d'en prendre un autre. C'est là le plus gros point fort de l'histoire. Celui grâce auquel on reste plongé dans le bouquin - pas sans plus vouloir relever la tête, mais presque. On est exactement comme Charlie et Silas, tout ce qu'on veut, ce qu'on attend, c'est de savoir. De savoir pourquoi ils ont perdu la mémoire, en même temps, ce qui n'est vraisemblablement pas un accident au vu du contexte dans lequel ils se trouvent à leur "réveil". La thèse de l'accident dès le départ écarté, on cherche, on réfléchit à ce qui pourrait expliquer leur perte. J'ai élaboré des théories tout au long de ce court roman, alors que le suspense est tenu jusqu'à la fin. Et là encore, on reste en haleine, sur notre faim, et impatient. Cela dit, je dois avouer que ce qu'on apprend laisse entrer un nouveau pion dans l'échiquier qui ne m'a pas trop plu... Je me suis alors rendue compte que j'espérais ne pas me retrouver face à ce genre d'explications - on a pas de réponse précise, juste quelques données dans les grandes largeurs mais qui laissent entrevoir quelque chose que j'aurai préféré ne pas trouver dans cette histoire. Après, je reconnais être intriguée et impatiente de lire la saison 2 afin d'en savoir plus. Je souhaite tout de même voir ce que les auteurs vont en faire.
En outre, j'ai été assez séduite par les plumes des auteurs. Je ne saurai dire si j'ai retrouvé celle de Colleen Hoover, mais c'était agréable à lire et plutôt fluide, donc un point là-dessus.
Vous l'aurez compris, Never Never n'a pas été pour moi une très bonne lecture. Elle m'a laissée quelque peu déçue, notamment par des personnages auxquels je ne me suis pas vraiment attachée. Cela dit, je suis intriguée et je laisse une chance à la suite qui j'espère me fera passer un super moment.
 
EXTRAITS

Une main apparaît sur notre droite à travers un rideau de perles. Une femme en sort et Charlie vient aussitôt se blottir contre moi ; je l'entoure de mes bras sans trop savoir pourquoi elle prend cet air apeuré. Cela ne lui ressemble pas, mais je ne vais pas me plaindre, non plus. Une Charlie apeurée ne peut donner qu'un heureux Silas.
***
Je la rejoins, lui prends le papier qui semble avoir été plié et replié à plusieurs reprises, au point qu'un petit trou s'est formé en son centre. Il contient cette phrase écrite en travers de la page : Ne jamais arrêter. Ne jamais oublier.
 

samedi 4 février 2017

The air he breathes - Brittainy C. Cherry




Elements, tome 1: The air he breathes
de Brittainy C. Cherry,
 traduit de l'anglais par Marie-Christine Tricottet
et paru aux éditions Hugo Roman
dans leur collection New Romance
le 7 juillet 2016au prix de 17 €
Ma note livraddict: 10/20



Quatrième de couverture
Tout le monde m'avait avertie au sujet de Tristan Cole.
- Garde tes distances avec lui, me disait-on.
- Il est cruel.
- Il est froid.
- Il est bousillé.
C'est facile de juger un homme sur son passé. De regarder Tristan et de voir en lui un monstre.
Mais je n'ai pas pu agir de la sorte. J'ai reconnu la désolation qu'il portait parce qu'elle était comparable à celle qui m'habitait, et je l'ai acceptée.
Lui et moi, nous étions des coquilles vides.
Nous étions tous les deux à la recherche d'autre chose. De quelque chose de plus. Nous voulions tous deux recoller les morceaux éparpillés de nos passés respectifs. 
C'était peut être la condition pour que nous puissions finalement réapprendre à respirer.

 
Mon avis
Les avis concernant The air he breathes ont vite fleuri sur la toile. Il est bouleversant, lisait-on. Il est merveilleux. Et un jour, où je me baladais dans une librairie, je suis tombée sur sa tranche, toute étoilée. Il ne m'en a pas fallu plus, pas plus qu'une couverture parsemée d'étoiles. Sachez alors qu'il n'a été rien de tout cela pour moi. Et je regrette en quelque sorte mon geste.
Je ne dis pas là que j'ai eu pour ce roman la plus grosse déception de ma vie de lectrice, mais j'ai été extrêmement déçue de ne pas avoir trouvé ce que tant d'autres avant moi avaient ressenti, et que beaucoup d'autres après moi ressentiront.

Nous rencontrons donc Elisabeth et Tristan, deux adultes que la vie n'a pas gâté. Ils sont amochés, brisés par un drame bien triste. Durant tout le roman, on assiste à leurs moments de détresse totale. L'auteure joue la carte de l'émotion à outrance puisqu’elle surenchère sur le drame, accumulant la souffrance. Et après un moment j'avais juste envie qu'elle passe à autre chose, qu'elle estompe ces démonstrations. Néanmoins, n'ayant pas un cœur de pierre, ces images m'ont émue, j'ai eu de la peine pour eux. Cela dit, ça n'a pas été une farandole d'émotions et de pleurs non plus... En outre parce que je n'ai pas réussi à me laisser happer par l'histoire et les personnages, et y était beaucoup trop détachée. 

Malgré le mal qui les rongent et la compassion que j'ai ressentie, je ne me suis pas attachée aux personnages plus que cela. Deux êtres brisés, un homme mystérieux, une femme gentille. Je ne les ai pas trouvés si travaillés, si attachants. Je n'ai rien ressenti d'extraordinaire ou de notable pour eux.
Cependant, j'ai aimé la relation mère-fille entre Elisabeth et sa petite Emma. J'ai bien apprécié cette dernière, même si elle est finalement assez peu présente. Et j'ai également  aimé la meilleure amie d'Elisabeth, Faye. Qui apporte fraîcheur et humour à l'histoire.

Venons-en à leur relation. Un autre gros point négatif.
En moins de temps, de pages, qu'il n'en faut, une relation - certes pas des plus saines - s'installent entre eux. Tristan, qui n'était alors qu'un sombre et cruel personnage - apparemment, puisque je ne l'ai pas trouvé si "cruel" que ça -, change et s'ouvre à Elizabeth. On assiste à l'échange de leur secret, du drame qui a brisé leur vie, en un rien de temps, après une centaine de page. Une relation qui va donc beaucoup trop vite pour moi, d'autant plus au vu de leur passif désastreux et du comportement auparavant fermé de Tristan (qui change en un claquement de doigt). Cela dit, et malgré la vitesse à laquelle évolue leur relation, j'ai aimé la romance mignonne qui s’installe entre eux.

Ce qui m'a aussi beaucoup déplu, c'est l'intrigue de l'histoire. L'auteure prend une direction que je n'ai pas du tout appréciée et s'engage dans une enquête que l'on peut retrouver dans d'autres romances et qui m'a paru des moins crédibles. Pour ceux qui l'ont lu, vous comprendrez de quoi je parle, pour les autres je n'en dit pas plus de peur de vous spoiler. Par rapport à tout ça, j'ai juste eu l'impression que l'auteure cherchait à combler après l'échange entre les deux personnages. Et à trouver une raison pour que les choses s'arrangent.
Mais ce n'est pas le seul élément assez irréaliste du roman, puisque, qu'ils le veulent ou non, les deux protagonistes sont liés et cela ne va faire que compliquer leur relation, et ma relation brinquebalante avec ce roman par la même occasion.

Concernant le style, il ne m'a pas déplu ! J'ai même apprécié la plume légère et fluide de l'auteure.

En bref, une romance qui s'engage dans la mauvaise direction à tout point de vue, qui évolue beaucoup trop vite et qui m'a laissée de marbre. Je n'ai pas ressenti les émotions qu'on lui vante de transmettre...

 
Extraits
– Eh bien, en fait je suis venue voir si vous n’embaucheriez pas, par hasard. Je sais que je n’ai pas travaillé ici depuis que j’ai quitté la fac, mais cela me rendrait bien service.
– Mais bien sûr que nous embauchons ! Hé toi, Sam !
Faye pointa le doigt vers un jeune serveur que je ne connaissais pas.
– Tu es viré !
– Faye !
– Quoi ?!
– Tu ne peux pas virer les gens comme ça.
Je voyais la peur se refléter dans les yeux de Sam. Pauvre gars.
– Vous n’êtes pas viré en vrai.
– Oh, mais si, tu l’es.
– Arrête ça, Faye. Mais non, vous ne l’êtes pas. Et d’abord, de quel droit tu vires les gens ?
Elle se redressa et tapota du doigt le badge portant son nom et sur laquelle on pouvait lire « Manager ».
– Il a bien fallu que quelqu’un prenne le poste de directeur, ma vieille.
Je me tournai vers Matty, l’air un peu étonnée.
– Tu as nommé Faye manager ?
– Elle avait dû me droguer.
***
 – Allez. Raconte. Je suis en train d’essayer de m’envoyer en l’air, là, et ce coup de téléphone me fait perdre mes moyens.
– Que veux-tu dire, tu es en train de t’envoyer en l’air ?
Je poussai un cri étouffé.
– Faye, tu fais l’amour en ce moment ?
– De quoi tu parles ? De sexe ?
– Oui, c’est ça, de sexe ?
– Eh bien, si tu me demandes s’il y a actuellement un pénis dans mon vagin, la réponse est oui. Je suppose qu’on peut plus ou moins appeler ça faire l’amour.
– Oh, Seigneur, Faye ! Mais pourquoi as-tu répondu au téléphone ?
– Hum, parce que les copines passent avant les pines ? Littéralement.
Elle se mit à rire. Je m’étouffai.

 

jeudi 19 janvier 2017

The Deal [Off-campus #1] - Elle Kennedy

 

Off-Campus, saison 1: The Deal
de Elle Kennedy,
traduit de l'anglais par Robyn Stella Bligh
et paru aux éditions Hugo Roman
dans leur collection New Romance
le 7 juillet 2016
au prix de 17 €
Ma note livraddict: 18/20

 

 
Quatrième de couverture
Hannah est une élève brillante et elle a un don incroyable pour le chant. Mais quand il s'agit d'hommes et de séduction, elle perd tous ses moyens.
Garrett est la star de l'équipe de hockey de l'université, mais ses résultats scolaires ne sont pas à la hauteur et il risque de perdre sa place dans l'équipe.
Ils vont passer un drôle d'accord. Elle lui donne des cours, il l'aide à surmonter ses angoisses et à séduire le quater back de l'équipe de football.
Cet arrangement original va-t-il changer leur vie ?


Mon avis
J'étais un peu sceptique lors de la sortie de The Deal, par peur de tomber dans le déjà-vu. Seulement, j'en ai lu tellement de bonnes critiques que j'ai vite changé d'avis et j'ai de plus en plus eu envie de le découvrir !

Autant vous dire que je n'ai aucun regret quant à avoir craqué ! Pourtant, ça avait mal commencé... Dès la première page, on apprend l'incident traumatisant survenu dans la vie d'Hannah, ce qui m'a bien dérangée. Et oui, on tombe carrément dans le cliché avec Garrett Graham... cet irrésistible beau gosse, qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter, et capitaine... de hockey ! Et voilà que j'ai complètement et follement craqué pour ce personnage aussi prétentieux et déterminé qu'attachant, drôle, sexy, adorable et attentionné ! Il est passionné par le hockey mais cela ne l'empêche pas d'être un élève brillant (hormis l'accident qui le pousse à chercher l'aide d'Hannah) et d'avoir un train de vie bien festif. Garrett est plein d'assurance en apparence, mais cache des côtés sombres qui le rendent plus complexe. Il ne recule devant rien, pas même la ténacité d'Hannah. Cette chanteuse et musicienne intelligente à laquelle il est très facile de s'attacher, qui ne se laisse en aucun cas diriger par son passé tumultueux. Ce n'est pas une victime, c'est une survivante. J'ai vraiment adoré son personnage et totalement adhéré à son caractère !
Et quand deux personnages assez paradoxaux mais tous deux au fort caractère et d'un extrême réalisme se rencontrent, cela donne un roman hilarant, addictif, vrai.

On s'immerge très facilement dans l'univers universitaire dans lequel évoluent les personnages. Leur relation est ponctuée de scènes comiques, de répliques bien cinglantes et de moments de douceur. C'était un pur plaisir de les voir se repousser pour mieux se rapprocher, se lancer des pics ou à contrario se laisser aller à la tendresse. Et les scènes assez sensuelles pimentent parfaitement le récit !
Elle Kennedy joue énormément avec la carte de l'humour qu'elle mène avec brio. Je me suis retrouvée plusieurs fois à éclater de rire devant des situations croustillantes ou réparties cocasses, ce qui permet vraiment de ne pas tomber dans le mélodrame. Et c'était bon, vraiment bon.

Sans oublier la fluidité et la dextérité avec laquelle l'auteure manie sa plume. Elle arrive à rendre son histoire tellement addictive que je n'ai pas du tout réussi à poser le livre et à la quitter bien longtemps, et du coup je l'ai dévoré en moins d'une journée. Je suis restée scotchée du début à la fin. J'en voulais toujours plus. Et je n'aurai pas le moins du monde râlé sur quelques pages supplémentaires, bien au contraire.

Le hockey est un univers qui ressort aussi beaucoup. Comme dit plus haut, Garrett est hockeyeur (qui rêve d'ailleurs de jouer en professionnel, la raison pour laquelle il a besoin des cours d'Hannah). Et contrairement à ses concurrents tel que le football, on le retrouve peu souvent dans les romans. Et c'était un vrai délice ! J'ai vraiment aimé chaque moment passé à lire leurs matchs, même si ces derniers ne sont pas très nombreux, et j'en aurai bien redemandé !
Mais surtout, ce qui est le plus mis en valeur, c'est l'équipe, la famille. En effet, Garrett vit en collocation avec trois des membres de son équipe et cela donne lieu à des grands moments de pur rire  surtout lorsqu'Hannah est dans les parages ! Ils se chamaillent sans cesse et j'ai adoré les voir aussi proches, présents les uns pour les autres quoi qu'il puisse arriver.
Pas facile pour Hannah d'évoluer dans une maison pleine de beaux gosses à l'égo surdimensionné et aux hormones en ébullition. Mais elle ne se laisse en aucun faire et les remets souvent à leur place, ce qui m'a fait rire plus d'une fois !


Concernant les personnages secondaires, autres les amis hockeyeurs de Garrett, qui sont extrêmement charmants bien qu'ayant la grosse tête, on en retrouve des très sympathiques et attachants dans les amis d'Hannah. En bref, tous les personnages m'ont convaincue.

Le dénouement est évidemment sans surprise, mais tel qu'on le souhaite et bien mené !

Ainsi, The Deal présente une romance qui ne sort pas vraiment des sentiers battus mais qui n'en est pas moins superbe ! Tout en humour et réalisme - gros points forts de cette lecture -, j'ai passé un excellent moment avec ces merveilleux personnages. C'est un coup de cœur que je vous recommande vivement de découvrir si ce n'est déjà fait !



Extraits
– Par curiosité, quand tu te réveilles le matin, est-ce que tu t’admires dans le miroir pendant une heure, ou deux ?
– Deux, je réponds sur un ton joyeux.
– Est-ce que tu te tapes dans la main ?
– Bien sûr que non. J’embrasse mes biceps puis je pointe le doigt vers le plafond et je remercie Dieu de m’avoir créé aussi parfait.
– Très bien, je vois. Eh ben, je suis désolée de te décevoir, Monsieur Parfait, mais je n’ai aucune envie de sortir avec toi.

***
Lui : Je viens aux aveux : j'ai supprimé les One Direction de ton iPod quand t'étais aux toilettes. Tu me remercieras plus tard.
Moi : QUOI ?? Attends-toi à un léchage !
Lui : Partout ?
Il me faut quelque secondes pour comprendre ce qu'il s'est passé, et je suis morte de honte.
Moi : Lynchage ! je voulais écrire LYNCHAGE ! Foutu correcteur.
Lui : Mais bien sûûûûûr. Rejetons la faute sur le correcteur.
Moi : Tais-toi.
Lui : Alors comme ça, tu veux me lécher ?
Moi : Bonne nuit, Graham.
Lui : Tu es sûre que tu veux pas revenir pour échauffer nos langues ?
Moi : Beurk. Jamais de la vie.

***
– Joue autre chose, ordonne Garrett.
– Euh… tu veux que je joue quoi ?
– N’importe, je m’en fiche.
Je suis surprise par l’intensité de sa voix et par l’émotion dans ses yeux, désormais brillants.
– J’ai juste besoin de t’entendre chanter de nouveau, ajoute-t-il.
Waouh. Toute ma vie, les gens m’ont dit que j’avais du talent, mais en dehors de mes parents, personne ne m’a jamais suppliée de chanter.
– S’il te plaît, dit-il doucement.