Hello ! Aujourd'hui je vous retrouve avec la chronique de ma première lecture commune, effectuée avec Ilona ! Nous avions décidé de lire L'Héritière en LC il y a un moment, sans jamais parvenir à aller au bout de notre idée, jusqu'à présent. Malheureusement, cette lecture ne nous a pas trop convaincue...
Pour lire l'avis d'Ilona, c'est par ici !
L'Héritière de Melinda Salisbury,
traduit de l'anglais par Emmanuelle Casse-Castric
et paru aux éditions Gallimard Jeunesse
le 17 avril 2015
au prix de 16,90 €
Ma note livraddict: 10/20
Quatrième de couverture:
Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l'arme parfaite ! La cruelle reine qui l'a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu'au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission...
Mon avis:
J'ai voulu lire ce livre pour une phrase, sur la quatrième de couverture: Je suis l'arme parfaite. Avec une telle phrase d'accroche, je m'attendais à me retrouver face à une histoire toute en action. D'autant plus que le synopsis vendait cette histoire comme sombre et captivante, avec un univers de fantasy où se mêlent religion, complots impitoyables et révélations improbables... Je suis très loin d'avoir été servie.
Le fait est que l'auteure s'est uniquement concentrée sur la romance, alors qu'un univers prometteur s'offrait à elle ! Je vous rassure, j'aime ce genre, mais dans cette histoire, avec un tel contexte, des enjeux politiques et religieux, je trouve cette romance omniprésente pas à sa place, et bien dommage. Autant vous prévenir de suite, nous avons affaire à un triangle amoureux. Et même s'il ne m'est pas apparu totalement comme tel, je l'ai trouvé mal exploité et pas des plus appréciables...
Le fait est que l'auteure s'est uniquement concentrée sur la romance, alors qu'un univers prometteur s'offrait à elle ! Je vous rassure, j'aime ce genre, mais dans cette histoire, avec un tel contexte, des enjeux politiques et religieux, je trouve cette romance omniprésente pas à sa place, et bien dommage. Autant vous prévenir de suite, nous avons affaire à un triangle amoureux. Et même s'il ne m'est pas apparu totalement comme tel, je l'ai trouvé mal exploité et pas des plus appréciables...
En plus d'occuper une part trop importante à mes yeux, j'ai trouvé cette romance bien trop rapide. Ce n'est d'ailleurs pas le seul point qui est précipité. Tout ce passe à une vitesse folle, et même si je ressors déçue de cette lecture et presque soulagée d'avoir refermé ce bouquin, j'aurais aimé que l'auteure prenne plus son temps pour mettre tout en place.
Pour tout vous dire, je me suis même ennuyée, et c'est bien pour cela qu'il m'a fallut une semaine pour venir à bout de ces quelques 330 pages. Certes, quelques péripéties surviennent par-ci par-là, mais rien de transcendant qui m'aurait permis d'apprécier davantage ma lecture. Surtout que ces révélations n'ont pas réussi à me surprendre...
Pour tout vous dire, je me suis même ennuyée, et c'est bien pour cela qu'il m'a fallut une semaine pour venir à bout de ces quelques 330 pages. Certes, quelques péripéties surviennent par-ci par-là, mais rien de transcendant qui m'aurait permis d'apprécier davantage ma lecture. Surtout que ces révélations n'ont pas réussi à me surprendre...
Du côté des personnages, je n'ai là aussi pas été très convaincue. Twylla est une jeune femme incohérente, naïve, passive, simpliste... bien qu'elle change un peu au fil de la lecture. J'ai été très perplexe face à son manque de discernement et également de curiosité. Elle ne se pose pas de question sur son don, ou sa malédiction selon le point de vu, sur sa personne, son rôle et sur les ordres que lui donne la reine (qu'elle exécutent sans véritablement broncher)... Et surtout, puisqu'elle est si malheureuse au château, pourquoi reste-elle. Avec un "don" comme le sien, il lui serait aisé de quitter le château (et d'emmener sa famille avec elle, par peur des représailles de la reine sur ceux qu'elle aime).
Quant aux personnages masculins, ils ne m'ont fait ni chaud ni froid. Aucun de Lief ni de Merek n'a su me charmer, et je suis pourtant facile à contenter ! Le prince, malgré qu'il soit naïf, m'est parfois apparu comme agréable. Lief, lui, est agaçant, même s'il arrive en quelque sorte à faire sortir Twylla de son extrême nonchalance.
Cependant, il y a également quelques bons éléments, comme le fait que cette lecture se soit révélée un peu addictive. Même si je n'ai pas apprécié plus que ça, j'avais parfois envie de reprendre le livre et de le continuer. L'univers est appréciable, avec ces religions, ces légendes et croyances, et c'est donc vraiment dommage que tous ces aspects soient plus ou moins effacés par la romance.
Enfin, ce livre se termine sur un bon point: l'épilogue m'a plu. On a affaire à un retournement de situation mené avec brio, puisque tout ce sur quoi elle s'est concentrée, l'auteure l'envoi valser ! Cela dit, elle aurait pu finir sur un cliffhanger atroce qui aurait donné une logique à écrire une suite, parce que là, je ne vois pas l'intérêt d'un second, puis d'un troisième tome... Mais bon, la grande curieuse que je suis lira tout de même le deuxième tome, pour voir où l'auteure veut nous emmener et à quoi tout cela à servi.
Une histoire sans action - contrairement à ce qu'elle laisse penser - qui se concentre sur un triangle amoureux pas des mieux exploités, alors qu'un univers riche a été mis en place. De plus, les personnages ne m'ont pas convaincue, à contrario de l'épilogue !
Une histoire sans action - contrairement à ce qu'elle laisse penser - qui se concentre sur un triangle amoureux pas des mieux exploités, alors qu'un univers riche a été mis en place. De plus, les personnages ne m'ont pas convaincue, à contrario de l'épilogue !
Extraits:
J'en reste bouche bée : je suis stupéfaite de le voir là, et si grand ! Il ressemble à un vrai prince, ce n'est plus le garçon dégingandé à l'air maussade que je voyais parfois de loin en allant au temple. Il a les épaules larges et ses boucles brunes effleurent sa tunique lorsqu'il incline la tête en direction de sa mère. Je réalise avec stupeur qu'il est vraiment beau. Mon fiancé est beau, malgré une certaine cruauté dans les traits, qui lui vient de sa mère. Il a les mêmes yeux marron attentifs.
***
- Qu'entendez-vous par "libres"?
- Comme toi. Tu peux aller où bon te semble et faire ce qui te chante. Je ne sais pas ce que ça fait.
- Je ne suis pas libre ma dame, dit-il lentement. Je ne suis pas plus libre de mes actions que vous. Vous envisagez le fait d'avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s'élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s'imagine être un moineau, pourtant. Personne ne rêve de ça.
- Comme toi. Tu peux aller où bon te semble et faire ce qui te chante. Je ne sais pas ce que ça fait.
- Je ne suis pas libre ma dame, dit-il lentement. Je ne suis pas plus libre de mes actions que vous. Vous envisagez le fait d'avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s'élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s'imagine être un moineau, pourtant. Personne ne rêve de ça.
***
- Vous n'êtes pas comme eux.
- Je suis leur bourreau, Lief.
- Ils vous y contraignent.
- Cela n'y change rien ...
- Pour moi, si, proteste-t-il d'une voix douce. Plus que vous ne l'imaginez.
- Je suis leur bourreau, Lief.
- Ils vous y contraignent.
- Cela n'y change rien ...
- Pour moi, si, proteste-t-il d'une voix douce. Plus que vous ne l'imaginez.



