Avis à la population !
08/2019
Bonjour à tous !
Le blog se voit contraint de prendre une pause, j'en suis la première navrée. J'en ai parlé à plusieurs reprises sur les réseaux mais jamais ici, alors voici : ma mère se battait contre un crabe depuis quelques années. Fin 2018 (l'arrêt total des publications), la maladie s'est développée un peu plus, et il y a cinq mois elle nous quittait brutalement. De fait, vous pouvez vous en douter, la motivation de lire et d'écrire (et un peu de tout, on va pas se mentir) manque terriblement. Ma priorité est pour le moment de prendre du temps pour aller mieux. Cependant l'envie de reprendre le blog pour publier des articles, que je sais déjà plus diversifiés, revient doucement. Sans doute parlerons-nous de sujets du quotidien, de voyages, de séries et cinéma plus souvent, de deuil… je ressens le besoin de changement. Je n'en sais encore trop rien, mais avec ces nouveautés, le blog fera évidemment peau neuve (sans rire, ce design me sort légèrement par les yeux). J'ai envie d'un joli blog avec des chroniques diverses et articles en tout genre.
Et qui sait, je changerai peut-être même complètement de blog !
Quoi qu'il en soit, je voulais simplement vous dire que je ne vous oublie pas (totalement) !
Margot

Dernières chroniques


http://unefilledanslesetoiles.blogspot.com/2018/09/je-ne-te-hais-plus-du-tout-lovely.html   http://unefilledanslesetoiles.blogspot.com/2018/04/trois-de-tes-secrets-julie-buxbaum.html   http://unefilledanslesetoiles.blogspot.com/2018/03/je-te-hais-la-folie-lovely-vicious-2.html   http://unefilledanslesetoiles.blogspot.com/2018/02/mini-chronique-la-bulle-tifenn-chiquello.html
Affichage des articles dont le libellé est L'Héritière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'Héritière. Afficher tous les articles

samedi 23 avril 2016

L'Héritière - Melinda Salisbury




Hello ! Aujourd'hui je vous retrouve avec la chronique de ma première lecture commune, effectuée avec Ilona ! Nous avions décidé de lire L'Héritière en LC il y a un moment, sans jamais parvenir à aller au bout de notre idée, jusqu'à présent. Malheureusement, cette lecture ne nous a pas trop convaincue...
Pour lire l'avis d'Ilona, c'est par ici !

Couverture de L'héritière


L'Héritière de Melinda Salisbury,
traduit de l'anglais par Emmanuelle Casse-Castric
et paru aux éditions Gallimard Jeunesse
le 17 avril 2015
au prix de 16,90 € 
Ma note livraddict: 10/20
 
 
 
 


Quatrième de couverture:
Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l'arme parfaite ! La cruelle reine qui l'a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu'au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission...
 
Mon avis:
J'ai voulu lire ce livre pour une phrase, sur la quatrième de couverture: Je suis l'arme parfaite. Avec une telle phrase d'accroche, je m'attendais à me retrouver face à une histoire toute en action. D'autant plus que le synopsis vendait cette histoire comme sombre et captivante, avec un univers de fantasy où se mêlent religion, complots impitoyables et révélations improbables... Je suis très loin d'avoir été servie.
Le fait est que l'auteure s'est uniquement concentrée sur la romance, alors qu'un univers prometteur s'offrait à elle ! Je vous rassure, j'aime ce genre, mais dans cette histoire, avec un tel contexte, des enjeux politiques et religieux, je trouve cette romance omniprésente pas à sa place, et bien dommage. Autant vous prévenir de suite, nous avons affaire à un triangle amoureux. Et même s'il ne m'est pas apparu totalement comme tel, je l'ai trouvé mal exploité et pas des plus appréciables...
En plus d'occuper une part trop importante à mes yeux, j'ai trouvé cette romance bien trop rapide. Ce n'est d'ailleurs pas le seul point qui est précipité. Tout ce passe à une vitesse folle, et même si je ressors déçue de cette lecture et presque soulagée d'avoir refermé ce bouquin, j'aurais aimé que l'auteure prenne plus son temps pour mettre tout en place.
Pour tout vous dire, je me suis même ennuyée, et c'est bien pour cela qu'il m'a fallut une semaine pour venir à bout de ces quelques 330 pages. Certes, quelques péripéties surviennent par-ci par-là, mais rien de transcendant
qui m'aurait permis d'apprécier davantage ma lecture. Surtout que ces révélations n'ont pas réussi à me surprendre...
Du côté des personnages, je n'ai là aussi pas été très convaincue. Twylla est une jeune femme incohérente, naïve, passive, simpliste... bien qu'elle change un peu au fil de la lecture. J'ai été très perplexe face à son manque de discernement et également de curiosité. Elle ne se pose pas de question sur son don, ou sa malédiction selon le point de vu, sur sa personne, son rôle et sur les ordres que lui donne la reine (qu'elle exécutent sans véritablement broncher)... Et surtout, puisqu'elle est si malheureuse au château, pourquoi reste-elle. Avec un "don" comme le sien, il lui serait aisé de quitter le château (et d'emmener sa famille avec elle, par peur des représailles de la reine sur ceux qu'elle aime).
Quant aux personnages masculins, ils ne m'ont fait ni chaud ni froid. Aucun de Lief ni de Merek n'a su me charmer, et je suis pourtant facile à contenter ! Le prince, malgré qu'il soit naïf, m'est parfois apparu comme agréable. Lief, lui, est agaçant, même s'il arrive en quelque sorte à faire sortir Twylla de son extrême nonchalance.
Cependant, il y a également quelques bons éléments, comme le fait que cette lecture se soit révélée un peu addictive. Même si je n'ai pas apprécié plus que ça, j'avais parfois envie de reprendre le livre et de le continuer. L'univers est appréciable, avec ces religions, ces légendes et croyances, et c'est donc vraiment dommage que tous ces aspects soient plus ou moins effacés par la romance.
Enfin, ce livre se termine sur un bon point: l'épilogue m'a plu. On a affaire à un retournement de situation mené avec brio, puisque tout ce sur quoi elle s'est concentrée, l'auteure l'envoi valser ! Cela dit, elle aurait pu finir sur un cliffhanger atroce qui aurait donné une logique à écrire une suite, parce que là, je ne vois pas l'intérêt d'un second, puis d'un troisième tome... Mais bon, la grande curieuse que je suis lira tout de même le deuxième tome, pour voir où l'auteure veut nous emmener et à quoi tout cela à servi.

Une histoire sans action - contrairement à ce qu'elle laisse penser - qui se concentre sur un triangle amoureux pas des mieux exploités, alors qu'un univers riche a été mis en place. De plus, les personnages ne m'ont pas convaincue, à contrario de l'épilogue !
 
Extraits:
J'en reste bouche bée : je suis stupéfaite de le voir là, et si grand ! Il ressemble à un vrai prince, ce n'est plus le garçon dégingandé à l'air maussade que je voyais parfois de loin en allant au temple. Il a les épaules larges et ses boucles brunes effleurent sa tunique lorsqu'il incline la tête en direction de sa mère. Je réalise avec stupeur qu'il est vraiment beau. Mon fiancé est beau, malgré une certaine cruauté dans les traits, qui lui vient de sa mère. Il a les mêmes yeux marron attentifs.
 
***
 
- Qu'entendez-vous par "libres"?
- Comme toi. Tu peux aller où bon te semble et faire ce qui te chante. Je ne sais pas ce que ça fait.
- Je ne suis pas libre ma dame, dit-il lentement. Je ne suis pas plus libre de mes actions que vous. Vous envisagez le fait d'avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s'élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s'imagine être un moineau, pourtant. Personne ne rêve de ça.
 
***
 
- Vous n'êtes pas comme eux.
- Je suis leur bourreau, Lief.
- Ils vous y contraignent.
- Cela n'y change rien ...
- Pour moi, si, proteste-t-il d'une voix douce. Plus que vous ne l'imaginez.
 

samedi 23 mai 2015

L'Héritière [La Sélection #4] - Kiera Cass








La Sélection, tome 4: L'Héritière de Kiera Cass,
traduit de l'anglais par Fabienne Vidallet
et paru aux éditions Robert Laffont
 dans leur collection R
le 7 mai 2015 au prix de 17,90 €
 Ma note livraddict: 09/20





Quatrième de couverture:
Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. 
À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn voit son quotidien bouleversé par l'arrivée de ses 35 prétendants et la folie médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illeá...

Ce que j'ai pensé des trois premiers tomes:  
C'est une dystopie que j'ai vraiment adoré. América est un personnage auquel je me suis complètement attachée, et ce dès le départ ; comme tous les personnages en général d'ailleurs, qui m'ont beaucoup plu. 
Coup de cœur pour chacun des trois tomes.

Mon avis:
Attention, cette chronique concerne une suite de série, des spoilers sont donc présents !

Je fais partie de ceux qui suivent cette saga depuis ses débuts - j'ai dû attendre un an entre chaque tome pour suivre les aventures de notre héroïne, América, et cette attente était atroce - mais également de ceux qui pensent que la Sélection n'avait pas besoin d'une suite !
J'étais donc très sceptique à l'annonce d'un autre tome, qui n'était pas prévu, et concernant cette fois la princesse.
Et voilà, je suis déçue...
Une couverture sublime, comme les trois premières. Et après avoir refermé le livre, la couleur foncée m'a totalement rappelé le personnage principal. Pour une princesse, je ne voyais pas vraiment les couleurs foncées comme très appropriées, mais finalement, cela reflète complètement le caractère du personnage. Une princesse égocentrique et insupportable. Sombre et froide.
Kiera Cass a joué "risqué" avec un personnage absolument atroce. Eadlyn, malgré un joli prénom, est hautaine et capricieuse. Elle se croit au dessus de tout le monde et répète sans cesse qu'elle est la personnalité la plus puissante. Au début, je me suis identifiée à elle - ayant un fort caractère - mais finalement, je ne me suis pas du tout attaché à elle et je n'ai rien ressenti dans ses mauvais moments de tristesse.
Il est vrai qu'elle change des héroïnes ou héros habituels, et j'ai déjà réussi à m'attacher à des personnages fort en caractère, mais elle... impossible. Elle ne m'a pas émue et j'ai été insensible à ses chagrins. Je me suis demandée comment elle avait pu devenir ainsi avec de tels parents, et une éducation plutôt cadrée.
Ce qui m'a fait très bizarre, ce sont les personnes des tomes précédents.  Même si je savais bien que j'allais les retrouver après ces nombreuses années, les voir avec 20 ans de plus, oui, ça m'a fait vraiment bizarre. Et je ne saurais dire si c'est en bien ou en mal. J'ai vraiment adoré les retrouver, ils m'avaient manqués, mais la fin du tome 3 m'avait tellement suffit. Les 3 premiers tomes m'avaient suffit.

C'est d'ailleurs la présence de ceux-ci - ces anciens - qui m'a vraiment poussée à finir ce livre. América et Maxon sont toujours aussi amoureux, et j'ai été ravie de les retrouver... pendant un temps. Parce que finalement, América s'est avéré très effacée. Cela m'a déçue. Avec la mise en avant de sa fille, un rôle plus important m'aurait paru plus adapté. Je n'ai pas vraiment retrouvé l'América du passé. Et Maxon m'a un peu fait le même effet. 
(Et à propos de l’effacement d'América toujours, Eadlyn dit mot pour mot, que les deux personnes qui comptent le plus pour elle sont: son jumeau et son père. Je peux concevoir que l'ont préfère un tel ou une telle de sa famille, mais là, j'ai trouvé ça incongru...)
On retrouve aussi Aspen et Lucy, qui m'ont beaucoup attristée avec leur problème, malgré une faible présence ; j'ai également été ravie de revoir Marlee, elle aussi très peu présente; mais surtout May, qui a bien grandi !
Concernant toujours les anciens personnages, j'ai été vraiment touchée en apprenant le décès de l'un d'eux. Un personnage que j'aimais beaucoup et auquel j'étais attachée...
Maintenant, concernant les nouveaux personnages, le deuxième point qui m'a fait continuer m'a lecture, ce sont les garçons - les sélectionnés: Erik, Henri et j'en passe... Mais tout particulièrement Kile, le fils de Marlee, auquel je me suis bien attachée.
J'aurais bien aimé voir un peu plus les frères d'Eadlyn: Osten, Kaden et Ahren. Qui sont en arrière plan. Mais très loin derrière, c'est dommage.
Ce qui est intéressant, c'est de revivre la Sélection, mais cette fois de l'intérieur. Du point de vue de la princesse, et non d'un sélectionné. Ainsi, on peut découvrir ce que c'est pour Eadlyn elle-même, de vivre cette épreuve.
Mais en fait, j'ai eu l'impression de revivre la Sélection. Forcément, le concept ne change pas, je l'accorde, mais j'ai retrouvé beaucoup de la Sélection précédente... C'est dommage que l'auteure n'ait pas davantage renouvelé son histoire...
Cependant, je lirais tout de même la suite pour découvrir ce qu'adviennent les personnages, pour une fin un peu frustrante, mais également parce qu'Eadlyn a commencé à moins me taper sur les nerfs vers la fin. Peut-être sera-t-elle plus appréciable dans le deuxième tome de cette seconde Sélection !

Un tome peut-être sympathique, mais de trop à mes yeux. Et une héroïne qui, malgré un certains temps où je l'ai appréciée et me suis identifiée à elle, s'est révélée vraiment trop froide.

Extrait:
— Hale Garner, Votre Majesté.
— Bienvenue.
— Merci infiniment de nous recevoir chez vous. J'espère me révéler plus digne de votre main de jour en jour.
J'ai penché la tête, curieuse.
— Vraiment ? Comment comptez-vous faire aujourd'hui ?
Il a souri.
— Aujourd'hui, je vous annonce que je suis issu d'une excellente famille. Mon père était un Deux.
— C'est tout ?
Il a poursuivi sans se décourager.
— Je pense que c'est assez impressionnant.
— Pas autant que d'avoir un père Un.
Son visage s'est décomposé.
— Vous pouvez disposer.