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mercredi 2 septembre 2015

Ma raison de vivre - Rebecca Donovan

Couverture : Ma raison de vivre

❤❤❤❤❤
Ma raison de vivre
de Rebecca Donovan,
traduit de l'américain par Catherine Nabokov
et paru aux éditions Pocket Jeunesse
dans leur collection 15 ans et plus
le 5 mars 2015 au prix de 18,90 € 
Ma note livraddict: 18/20





Quatrième de couverture:
- Et si je ne veux pas être ami avec toi?
- Alors nous ne serons pas amis.
- Et si j'ai envie d'être plus qu'un ami?
- Alors nous ne serons rien du tout.

Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...


Mon avis:
Cela fait plus d'une semaine que j'ai terminé la lecture de Ma raison de vivre, et pourtant, j'y pense toujours avec autant d'intensité que lorsque je l'ai refermé. Je suis bouleversée, révoltée et triste, tout en étant heureuse pour Emma. La très courageuse, belle, généreuse et naïve Emma. C'est un personnage auquel je n'ai pas pu rester insensible. Elle est forte et ne cède pas, jour après jour, malgré les horreurs qu'elle subit, et tout ça par amour et générosité. J'ai parfois eu envie de la réveiller, et je disais "Lâche l'affaire, Emma. Libère-toi !" alors qu'elle campait sur ses positions, toujours aussi forte, mais je comprenais pourquoi elle ne résistait pas et se laissait faire.
C'est le cœur serré que j'ai vécu chacune des souffrances de cette jeune fille qui n'a rien demandé et qui s'est retrouvée, malgré elle, en enfer, quatre ans auparavant.
Seule sa meilleure amie Sara connaît alors l'enfer qui l'attend chez elle, du moins en partie. J'ai complètement adhéré au personnage de Sara, protecteur, touchant et qui ne laisse pas tomber son amie.
Jusqu'à l'arrivée d'Evan, Emma contrôlait tout. Elle encaissait les coups.  Mais alors qu'elle le repousse, il ne lâche pas l'affaire, et c'est là que tout change. Pour le meilleur, comme pour le pire, ils vont devenir amis, et plus encore.
Evan, loin du bad boy détestable, mais certes quelque peu prétentieux, est vrai, attentionné, adorable... et bien d'autres adjectifs encore. Alors qu'il est nouveau au lycée, il devient très vite le garçon avec qui toutes les filles aimeraient sortir, mais il n'en oublie pas pour autant sa gentillesse, et Emma.
L'évolution de leur relation m'a énormément plu. Après chaque chapitre, je n'avait qu'une envie: lire le suivant - c'est d'ailleurs bien pour ça qu'il n'a pas fait long feu. Parce que Rebecca Donovan sait exactement quoi faire pour nous briser le cœur, ou le faire battre à la chamade. Les scènes sont décrites avec un réalisme fascinant, si bien que je me suis cru à côté d'Emma, à la regarder subir. J'ai très vite plongé dans l'histoire addictive. Les phrases, les pages et les chapitres s'enchaînant alors tellement vite. Je me suis inquiétée, j'ai eu peur, j'ai été triste, choquée, mais j'ai également été ému pour d'autres raisons, j'ai ris et souris. Et je suis tombée des nues avec la fin. [Spoiler]Atroce, même si on sait bien qu'elle n'est pas morte, grâce au tome suivant. Comment l'auteure peut-elle nous faire ça ? Lui faire ça ? Pourtant, elle l'a bien fait.[Spoiler] J'ai beaucoup aimé l'ouverture de cette fin (même si elle n'en est pas vraiment une à cause du deuxième tome...). Et je suis impatiente de retrouver Emma, Evan et Sara, en octobre, à la sortie du second tome.

Un roman déchirant, bouleversant, dur et réaliste, aux personnages forts, émouvants et vrais, qui ne vous laissera pas indemne. À lire.

Extraits:
— C'est une idée intéressante..., a dit Mme Holt.
— Sérieusement ?
Le mot a jailli de ma bouche. Tous les regards se sont aussitôt tournés vers moi, incrédules. Y compris le sien.
— Soyons clair : tu veux utiliser la fragilité de quelques ados pour écrire un article sur leurs nombreux défauts et complexes ? Tu ne crois pas que c'est un peu destructeur ? En plus, je te rappelle que c'est un journal d'actualités. Ça peut être amusant ou léger, mais toujours avec des infos, pas des ragots.
Il a réagit à ce dernier mot
:
— Ça n'est pas..., commença-t-il.
— Mais peut-être que ton idée, c'est de faire un papier qui raconterait pourquoi les filles veulent plus de poitrine et les garçons plus de muscles ? Non merci. Les sujets superficiels ou sordides, c'est bon pour la presse à scandale. Peut-être que c'était le genre, là où tu étais avant, mais en ce qui me concerne, je considère que nos lecteurs ont du plomb dans la cervelle.
Quelques rire étouffés ont ponctué mes paroles. J'ai continué à regarder l'inconnu droit dans les yeux, sans flancher. Un léger sourire flottait sur ses lèvres. Était-ce à cause de ma sortie ? J'ai serré les dents dans l'attente de la riposte.
***
— Salut !
J’ai continué à fouiller dans mon sac sans relever la tête.
— Tu as décidé de ne plus m’adresser la parole du tout ?
Là, je l’ai fusillé du regard.
— Pourquoi est-ce que tu veux à tout prix me parler ? ai-je répliqué sur un ton acerbe.
Il m’a dévisagée une seconde, interloqué. Puis a très vite retrouvé son sourire moqueur.
— Et pourquoi tu me regardes comme ça ? ai-je ajouté.
Avant qu’il n’ait eu le temps de répondre, M. Kessler est entré. J’ai gardé les yeux rivés sur le tableau pendant toute l’heure pour ne pas croiser le regard d’Evan que je sentais posé sur moi.
Lorsque la cloche a retenti, j’ai rangé mes cahiers dans mon sac en vitesse pour foncer en classe de bio. Mais sa voix, dans mon dos, m’a interrompue dans mon élan.
— Parce que je pense que tu es quelqu’un d’intéressant.
Je me suis retournée lentement.
— Mais tu ne me connais même pas !
— Ça n’est pas faute d’essayer…
— Il y a des centaines d’autres personnes avec qui tu peux devenir ami dans ce lycée.
— Sûrement. Mais c’est toi qui m’intéresse.
***
— J’ai l’impression que ça te coûte d’être amie avec moi.
Pensant à une nouvelle provocation, je me suis tournée vers lui, prête à riposter. Mais son regard semblait sincère.
— Pas du tout, ai-je répliqué. C’est juste que je ne te comprends pas. Tu dis des choses qui soit ne veulent rien dire, soit peuvent sous-entendre autre chose. Et ça me tape sur les nerfs…
Je suis retournée à ma peinture et j’ai commencé à mélanger différentes nuances de vert sur ma palette.
— Donc je t’exaspère ?
— En général, j’arrive à peu près à me contrôler. Sauf quand tu fais vraiment tout pour m’énerver. Comme maintenant.
— Désolé, a-t-il répondu avec un sourire qui disait tout le contraire.
***
J'espère que vous avez passé une belle rentrée - et si elle n'est pas encore passée (petits chanceux que vous êtes !), j'espère qu'elle sera bonne !^^ Pour ma part, j'ai un emploi du temps vraiment merdique qui me laissera encore moins de temps qu'espéré, pour le blog...


6 commentaires:

  1. Waouh ! Ta chronique donne vraiment envie de le lire :)

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  2. Ta chronique est très juste, elle traduit bien ce que j'ai ressenti ;)

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  3. J'adore ton blog, il est magnifique ! Pour ma part je ne l'ai pas encore lu parce que j'avais vu des avis sur le tome 2 qui m'avait un peu refroidi mais ta chronique me redonne trop envie !

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    1. Oh, merci, ça me fait très plaisir ! :D
      Après, tu n'es pas obligée de lire le tome 2... je trouve qu'il se suffit à lui même, donc tu peux aisément t'en passer (la fin du premier est assez ouverte pour cela)

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